Politique

Lancement du REMED : un nouveau parti qui promet de rompre avec la corruption et l’inaction

À Port-Au-Prince, Une nouvelle voix vient de s’ajouter au paysage politique haïtien. Le parti Regroupement des modernistes pour l’économie et la démocratie (REMED) a été officiellement lancé avec une ambition affichée : insuffler une nouvelle dynamique fondée sur la conscience, la renaissance et le progrès.

Dans un contexte national marqué par une crise multidimensionnelle, les dirigeants du REMED entendent se positionner comme une alternative crédible face aux dérives dénoncées depuis des années. Lors de cette cérémonie de lancement, les responsables du parti ont dressé un constat sans détour de la situation du pays, pointant du doigt une corruption chronique et profondément enracinée dans les institutions publiques.

Le secrétaire exécutif Jean Ronel Sistanis, dans sa prise de parole a adopté un ton ferme. Il a vivement critiqué ce qu’il considère comme une absence de volonté politique face à la dégradation accélérée de la sécurité. Selon lui, l’insouciance des autorités actuelles contribue à renforcer l’emprise des groupes armés sur plusieurs territoires du pays.

Dans son intervention, il n’a pas hésité à mettre directement en cause le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé, dénonçant une gestion qu’il juge déconnectée des réalités quotidiennes de la population. « Le pays s’enfonce pendant que ceux qui le dirigent semblent incapables de répondre à l’urgence », a-t-il martelé, reflétant une colère largement partagée dans certains secteurs de la société.

Au-delà des critiques, le REMED affirme vouloir proposer une nouvelle vision politique axée sur la transparence, la relance économique et le rétablissement de l’autorité de l’État. Ses responsables appellent à une mobilisation citoyenne pour rompre avec les pratiques du passé et reconstruire la confiance entre gouvernants et gouvernés.

Reste à savoir si cette nouvelle formation parviendra à s’imposer dans un paysage politique fragmenté et souvent marqué par la défiance. Mais une chose est certaine : avec un discours frontal et une volonté affichée de changement, le REMED entre en scène en misant sur une rupture nette avec le statu quo.

Hyshney Saint-Julien
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