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Bel-Air entre foi et renouveau : la visite du maire Salomon ravive l’espoir

Bel-Air a vécu, ce jeudi 18 juin 2026, un moment à la fois simple et profondément symbolique. Dans les murs de l’église Notre-Dame du Perpétuel Secours, les fidèles se sont rassemblés pour ouvrir la neuvaine annuelle, portée cette année par un message chargé de sens : « Ayiti pa pè, Manman an la ». Mais au-delà des prières et des chants, une présence a particulièrement retenu l’attention : celle du maire principal de Port-au-Prince, Yves Andrel Salomon.

Sa venue, loin d’être anodine, a touché de nombreux habitants. Dans une zone longtemps marquée par la peur et l’isolement, voir une autorité municipale partager un moment de recueillement avec la population a été perçu comme un geste fort, presque rassurant. Certains y voient un signe d’écoute, d’autres un début de rapprochement entre dirigeants et citoyens.

L’atmosphère était empreinte d’émotion. Entre les voix qui s’élèvent en prière et les regards chargés d’espoir, l’église est devenue, le temps d’un après-midi, un espace de communion et de réconfort. Ici, la foi dépasse le cadre religieux : elle devient un refuge, mais aussi une manière de résister.

Il y a encore peu de temps, Bel-Air évoquait surtout l’insécurité et les tensions. Aujourd’hui, sans nier les défis persistants, la tenue d’un tel rassemblement témoigne d’un léger changement de climat. La présence du maire dans ce contexte renforce cette impression d’un territoire qui tente, progressivement, de se réapproprier ses espaces et sa dignité.

À l’occasion, M. Salomon a exprimé sa satisfaction face aux efforts engagés pour améliorer la situation sécuritaire dans la capitale. Il a notamment salué l’implication du Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, tout en reconnaissant que le chemin reste long. Mais pour lui, chaque pas compte.

Au fond, cette neuvaine dépasse largement le cadre spirituel. Elle devient un moment de respiration collective, un instant où la peur recule pour laisser place à l’espérance. À Bel-Air, ce jour-là, n’est pas seulement une cérémonie religieuse : c’est un message silencieux mais puissant; celui d’un peuple qui, malgré les blessures, continue de croire en des lendemains meilleurs.

Hyshney Saint-Julien
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