Insécurité et faim : le FAES accélère la riposte sociale sous l’impulsion de Kesnel Romilus

Haïti, profondément secouée par la violence des gangs et une crise humanitaire persistante, la lutte contre l’insécurité alimentaire prend un visage de plus en plus urgent. Derrière les chiffres, ce sont des vies bouleversées : selon les estimations récentes des organisations humanitaires, plus d’un 1.5 millions personnes sont aujourd’hui déplacées, contraintes de fuir leurs quartiers pour échapper à l’insécurité.
Ces déplacements massifs aggravent une situation déjà critique : plus de 6,5 millions d’Haïtiens vivent dans la faim, sans accès régulier à une alimentation suffisante. Dans les sites d’accueil improvisés comme dans les quartiers populaires, la précarité s’intensifie, et les besoins humanitaires explosent.
Face à cette double crise, sécuritaire et alimentaire. le Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES) tente d’apporter une réponse concrète. Sous la direction de Kesnel Romilus, l’institution a déjà recensé 105 restaurants communautaires à travers plusieurs zones vulnérables. Chaque jour, ces espaces offrent un plat chaud à des centaines de familles, dont beaucoup sont directement touchées par les déplacements forcés.
Dans cette dynamique, 180 nouveaux restaurants communautaires devraient être installés dès le mois prochain, avec l’ambition d’élargir rapidement la couverture et d’atteindre davantage de personnes en situation d’extrême vulnérabilité.
Moins de trois mois après son installation, Kesnel Romilus imprime ainsi un rythme soutenu à l’action du FAES. Dans un contexte où l’État est souvent critiqué pour son absence, cette initiative apparaît comme un signal d’engagement en faveur des populations les plus exposées.
Au cœur de cette démarche, il y a surtout une réalité humaine : celle de familles déracinées, vivant dans l’incertitude, et pour qui un simple repas quotidien devient un enjeu vital. Si les défis restent immenses, les actions engagées aujourd’hui traduisent une volonté de répondre, même partiellement, à une crise qui mêle insécurité, déplacement et faim.
Plaisime Luckner / Journaliste




