Actualité

Saut-d’Eau en détresse : un cri du cœur à l’approche de la fête du 16 juillet

À l’approche du 16 juillet, date de la fête de la Vierge Miraculeuse de Saut-d’Eau, la mairie de la commune lance un message sans détour, empreint d’émotion et d’inquiétude. S’adressant aux pèlerins, aux fidèles et aux ressortissants de Saut-d’Eau, en Haïti comme à l’étranger, elle reconnaît une réalité douloureuse : cette célébration, autrefois symbole de rassemblement et de foi, se vit aujourd’hui dans la peur, l’absence et la séparation.

Depuis plusieurs années, la fête du Mont Carmel n’a pas le même visage. L’insécurité et la crise généralisée empêchent des milliers de personnes de se rendre à Saut-d’Eau. Beaucoup sont contraints de rester loin de chez eux, privés de ce moment de communion spirituelle et culturelle. Pour eux, le 16 juillet devient un rappel brutal de ce qu’ils ont perdu : leurs traditions, leurs repères, leur lien avec leur terre.

Dans la foulée, la mairesse Marie André Ruth Thélus interpelle directement les autorités de l’État central et celles du département du Centre. Le ton est clair : il est temps d’agir. Elle appelle à une prise de responsabilité immédiate face à une situation intenable, dénonçant l’inaction et les intérêts particuliers qui freinent toute sortie de crise. Le message insiste sur l’urgence d’un engagement sincère, loin des discours.

Au cœur de cette prise de parole, un cri : celui des habitants de Saut-d’Eau dispersés à travers le pays et la diaspora, qui rêvent de rentrer chez eux. Beaucoup vivent cette fête dans les larmes, se remémorant les grandes célébrations du 16 juillet, aujourd’hui hors de portée. La mairie met en garde : on ne peut pas effacer impunément l’histoire, la culture et les traditions d’un peuple sous le poids de la crise.

En somme, le message appelle à un sursaut collectif, fondé sur la solidarité, la paix et l’amour du pays. Il invite les Haïtiens à se rassembler dans un esprit de « konbit » pour sortir de l’impasse et redonner vie à la nation. Malgré la douleur, un appel à l’espoir demeure : celui de voir renaître un pays où chacun pourra, à nouveau, célébrer librement ses croyances et son identité.

Hyshney Saint-Julien
[email protected]

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *