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CNE : des travailleurs à bout de souffle, Me Evel Fanfan appelle à une réponse urgente de l’État

Derrière les prises de parole et les revendications, il y avait surtout des visages marqués par l’inquiétude. Ce mardi 2 Juin 2026, au cours d’une conférence de presse, l’avocat des employés du CNE, Me Evel Fanfan, entouré de plusieurs employés du Centre National des Équipements (CNE), a tiré la sonnette d’alarme sur une situation qu’il juge de plus en plus préoccupante.

D’un ton mesuré mais ferme, il a dénoncé ce qu’il considère comme une forme d’abandon des travailleurs, confrontés à des mois de silence et d’incertitude. « On ne peut pas continuer ainsi », semblait dire, en filigrane, l’intervention de l’avocat, qui appelle à une action rapide des autorités.

Pour Me Fanfan, les difficultés du CNE ne sont pas un cas isolé. Elles s’inscrivent dans une réalité plus large, celle d’institutions publiques qui, au fil du temps, perdent en force et en capacité d’action. Une évolution qui, selon lui, fragilise non seulement l’économie nationale, mais aussi l’espoir de toute une génération.

Au cœur des préoccupations, une revendication simple mais vitale : le paiement des salaires. Certains employés affirment attendre jusqu’à seize mois d’arriérés. Une attente longue, lourde, qui pèse sur le quotidien de nombreuses familles déjà vulnérables.

Dans la salle, les témoignages traduisent une fatigue profonde, mais aussi une volonté de ne pas abandonner. Les employés disent craindre pour leur avenir, mais restent attachés à leur institution, qu’ils souhaitent voir survivre et jouer pleinement son rôle dans le développement du pays.

Face à cette situation, Me Evel Fanfan lance un appel au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Il plaide pour des mesures immédiates afin de régulariser la situation des travailleurs, estimant qu’il y a urgence à agir pour éviter une aggravation des tensions sociales.

Mais au-delà des salaires, une question plus large s’impose : celle de l’avenir du Centre National des Équipements et, plus globalement, de la place des institutions publiques dans la relance d’Haïti.

En attendant une réponse officielle, les employés du CNE continuent de faire entendre leur voix. Entre inquiétude et espoir, ils restent mobilisés, déterminés à défendre leurs droits et la pérennité de leur institution.

Hyshney Saint-Julien
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