L’Opposition progressiste fustige le pouvoir et menace de poursuites judiciaires

En conférence de presse, ce jeudi 16 juillet, l’Opposition progressiste a livré une charge sans détour contre les autorités en place, dénonçant une gouvernance déconnectée de la réalité et incapable d’endiguer la crise. Dans un contexte marqué par l’insécurité grandissante, elle rejette catégoriquement toute initiative de décret électoral, qu’elle considère comme une tentative illégitime d’imposer un processus sans base consensuelle.
Anibal Coffy, fervent défenseur du recours à la Cour de cassation, a dénoncé avec virulence ce qu’il qualifie de dérive autoritaire, évoquant une concentration du pouvoir et des pratiques qu’il associe à la corruption au sein de l’appareil d’État. Selon lui, la crise actuelle n’est pas seulement sécuritaire, mais aussi politique et institutionnelle, conséquence directe de choix qu’il juge irresponsables. Il appelle à une rupture nette avec le mode de gouvernance actuel.
Sur le terrain sécuritaire, Me Francisco Alcide a dressé un tableau sombre, accusant l’inaction des autorités face aux violences qui gangrènent le pays. Il critique vertement les responsables du Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN), qu’il accuse d’avoir failli à leur mission, et annonce le dépôt imminent de plaintes. À défaut de réponses judiciaires en Haïti, l’opposition se dit prête à porter l’affaire devant des instances internationales, y compris la Cour pénale internationale (CPI).
L’Opposition progressiste affirme vouloir accentuer la pression pour obtenir un changement radical de gouvernance, mettant le cap sur une transition bicéphale.
Hyshney Saint-Julien
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