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CAS : le conflit Raphaël–Floristal, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé appelé à trancher

La Caisse d’Assistance Sociale (CAS) n’en finit plus de faire parler d’elle pour de mauvaises raisons. Depuis l’arrivée de Bigues Floristal comme directeur adjoint, le 2 juillet 2026, un conflit ouvert l’oppose au directeur Jhonny Raphaël, installé depuis septembre 2025. Les tensions, désormais visibles sur la place publique, donnent le spectacle d’une institution divisée en camps. Pendant que les protagonistes se livrent à distance une bataille d’influence, la CAS s’éloigne dangereusement de sa mission première : venir en aide aux populations les plus vulnérables.

Le problème est d’autant plus préoccupant que la fonction de directeur adjoint n’a pas vocation à instaurer une direction parallèle. Sa responsabilité consiste principalement à suivre l’exécution des décisions de la direction générale et à représenter le directeur lorsqu’il y est dûment mandaté. Il est donc difficilement concevable qu’un poste d’adjoint devienne le point de départ d’une lutte pour l’autorité ou d’un bras de fer susceptible de perturber le fonctionnement d’une institution publique. Une administration ne peut avoir deux centres de commandement.

La dénonciation publique de Bigues Floristal par un syndicat de la CAS, le 19 août dernier, a encore aggravé le malaise. Les accusations doivent être vérifiées et les responsabilités établies, sans procès médiatique. Mais l’État ne peut pas non plus fermer les yeux sur une situation qui s’envenime. Si des règles administratives ont été violées, il faut agir. Si le conflit est alimenté par des ambitions personnelles et des querelles de clans, il faut également y mettre fin. Dans tous les cas, l’immobilisme des autorités devient difficilement défendable.

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé doit désormais trancher. Il ne s’agit pas de choisir un camp, mais de rétablir l’autorité de l’État. Le chef du gouvernement doit clarifier les responsabilités, rappeler chacun à ses attributions et prendre, s’il le faut, les mesures administratives qui s’imposent. Laisser perdurer cette confrontation, c’est accepter qu’une institution publique soit progressivement paralysée par une guerre de personnes.

Pendant ce temps, ceux pour qui la CAS existe attendent toujours. Dans un pays où la pauvreté frappe durement et où des familles déplacées vivent dans une extrême précarité, l’État ne peut tolérer que son institution d’assistance sociale soit absorbée par des querelles internes. Le Premier ministre doit trancher, restaurer la discipline et remettre la CAS au service de la population. Car lorsque les responsables se disputent le pouvoir pendant que les plus pauvres attendent de l’aide, ce n’est plus seulement un conflit administratif : c’est la mission sociale de l’État qui est en jeu.

Hyshney Saint-Julien
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