ONA : Ronald Bazile, SYNOPONA, VETTO et SEONA, le mariage des corrompus contre les assurés

À l’Office National d’Assurance-Vieillesse (ONA), ce n’est pas seulement une crise de gestion qui se dessine, c’est une crise de confiance, profonde et douloureuse. Si la gestion passée de Ronald Bazile continue d’alimenter les soupçons, un malaise plus troublant persiste : celui du rôle des syndicats.
VETTO, SEONA et SYNOPONA n’étaient pas de simples spectateurs. Ils étaient censés être des remparts, des vigies au service des travailleurs et des assurés. Pourtant, aujourd’hui encore, leur silence pèse lourd. Trop lourd. Car derrière chaque décision contestée, chaque gourde suspectée d’avoir été mal utilisée, ce sont des vies, des sacrifices, des années de travail qui vacillent.
Le changement à la tête de l’institution, avec l’arrivée de Mme. Lovelie François, ouvre une nouvelle séquence. Mais il ne saurait effacer les zones d’ombre ni les responsabilités. Peut-on encore parler de défense des employés lorsque ceux qui doivent alerter choisissent de se taire ? Peut-on ignorer cette impression persistante d’une proximité dangereuse entre syndicats et gestion décriée ? À tort ou à raison, dans l’opinion publique, la frontière entre négligence et complicité semble s’effacer.
Ce dossier dépasse désormais les querelles internes. Il touche à la dignité des cotisants, à la crédibilité des institutions, à la confiance même dans l’État. Et face à cela, une réponse s’impose : claire, rapide, sans complaisance.
L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) ne peut plus attendre. Elle doit enquêter, établir les faits et dire, enfin, la vérité. Parce qu’au bout du compte, ce n’est pas seulement l’ONA qui est en jeu, c’est le droit de chaque assuré de croire que son avenir est protégé.
Hyshney Saint-Julien
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