Contrat de 542 millions USD lié à Eric Prince: le RHAJAC dénonce un acte illégal contre les intérêts de l’État

Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) monte au créneau et dénonce avec fermeté ce qu’il considère comme une grave dérive institutionnelle.
Dans un communiqué publié ce 25 février2026, l’organisation affirme que le contrat de plus de 542 millions de dollars américains validé par la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA) au profit de la société Evergreen Trading System Limited, associée à l’homme d’affaires Eric Prince, est entaché d’irrégularités graves et pourrait être juridiquement nul.
Au cœur de la dénonciation, la légitimité même de la CSC/CA mise en cause. Le RHAJAC rappelle que le mandat de ses membres est expiré depuis avril 2024, sous le gouvernement de l’ancien Premier ministre Ariel Henry. Pour le réseau, une institution affaiblie et en fin de mandat n’a ni l’autorité morale ni la légitimité légale pour engager l’État haïtien dans un accord aussi lourd de conséquences.
Mais au delà des textes, c’est le sentiment d’un pays mis à l’écart qui alarme.
Sans Parlement fonctionnel, sans débat public, et sans transparence cette décision donne l’impression que l’avenir de la nation se décide loin des regards et sans rendre de comptes à la population.
Le RHAJAC exige la suspension immédiate du contrat et la publication intégrale des documents. Pour ses responsables, il ne s’agit pas seulement d’un dossier administratif, mais d’une question de souveraineté, de dignité et de respect envers un peuple déjà meurtri par l’instabilité et l’insécurité.
En Haïti, la confiance envers les institutions est quasi inexistante, cette affaire risque d’accentuer davantage le fossé entre l’État et les citoyens.

Hyshney Saint-Julien
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