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Massacre à Kenscoff : le RANAVODELA accuse l’État d’abandonner la population

Le parti politique Rasanbleman Nasyonal Vodouyizan Demokrat pou Libere Ayiti (RANAVODELA), membre du Groupement politique DELIVRANS, hausse le ton après la nouvelle attaque meurtrière enregistrée à Kenscoff dans la nuit du 23 au 24 août 2026. Dans une note de protestation publiée ce 25 août, la structure politique condamne fermement les massacres, enlèvements et violences qui frappent la population de cette commune depuis plusieurs années.

Pour le RANAVODELA, la situation à Kenscoff illustre l’effondrement de l’autorité de l’État dans plusieurs zones du pays. Le parti affirme que les groupes armés ont multiplié les attaques contre les civils, provoquant des morts, des blessés, des enlèvements et le déplacement de nombreuses familles. Il dénonce également l’incapacité des autorités à garantir la sécurité des citoyens et à empêcher les gangs de prendre le contrôle de territoires entiers.

La formation politique se montre particulièrement sévère envers le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qu’elle accuse d’insouciance et d’inaction face à la détresse de la population. Le RANAVODELA estime qu’il est devenu « inacceptable » que des familles soient massacrées, contraintes de fuir leurs maisons ou restent sans nouvelles de leurs proches, tandis que les groupes armés continuent d’agir en toute quiétude.

Selon la note, l’attaque survenue dans la nuit du 23 au 24 août aurait fait des dizaines de morts et de nombreux blessés, alors que plus de deux cents personnes seraient portées disparues après des enlèvements. Face à cette situation, le RANAVODELA exige une intervention immédiate de l’État à Kenscoff et dans les zones avoisinantes, la mobilisation des forces de sécurité, la libération des personnes enlevées ainsi que l’ouverture d’enquêtes sérieuses pour identifier les auteurs, commanditaires et éventuels complices des violences.

En présentant ses condoléances aux familles endeuillées et sa solidarité aux victimes, aux déplacés et aux personnes toujours sans nouvelles de leurs proches, le RANAVODELA lance un avertissement aux autorités : la population haïtienne ne peut plus continuer à mourir dans l’indifférence. Pour le parti, la sécurité, la justice et la protection de la vie sont des obligations fondamentales de l’État. Son message se veut sans ambiguïté : « Kenscoff doit vivre. Le peuple haïtien doit vivre. Haïti doit vivre. »

Hyshney Saint-Julien
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