Transition: le ROSPO dit non au collège présidentiel

contexte politique marqué par les préparatifs de la transition vers de nouvelles autorités, le Regroupement des Organisations Sociopolitiques de l’Opposition (ROSPO) a clarifié sa position sur la structure de l’exécutif post-transition. Le coordonnateur général de l’organisation, Esaïe Beauchard, s’est exprimé pour réaffirmer le soutien du ROSPO à un exécutif bicéphale, composé d’un président et d’un Premier ministre distinct, rejetant formellement une variante qui proposerait un collège présidentiel à la tête de l’État.
Joint au téléphone, Beauchard, ancien maire de Cité Soleil, a expliqué que cette configuration bicéphale correspond mieux à la nécessaire séparation des pouvoirs et à la stabilité gouvernementale attendue par de nombreux acteurs politiques. Il a clairement pris ses distances avec l’idée d’un conseil présidentiel collégial, qu’il juge moins apte à assurer une gouvernance efficace dans une période de défis institutionnels importants.
Malgré cette divergence sur la forme, Beauchard a exprimé la disponibilité du ROSPO à participer activement aux discussions avec toutes les forces politiques et sociales du pays autour d’une table de consensus pour définir collectivement les dirigeants de la prochaine manche de la transition.
Cette démarche vise à renforcer l’adhésion nationale à une solution politique durable, à l’approche de l’échéances du CPT prévues pour 7 février 2026.
Cette annonce intervient alors que plusieurs partis, organisations politiques et de la société civile continuent de débattre de l’architecture institutionnelle idéale pour sortir d’une longue période d’instabilité. Des propositions antérieures ont également appelé à un exécutif bicéphale, soulignant l’importance d’un président et d’un Premier ministre pour conduire la transition d’ici à l’organisation des élections générales.
Hyshney Saint-Julien
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