Parquet de Port-au-Prince : un an de stabilité sous Me Dorval Patterson

Depuis son installation, le 16 septembre 2025, comme commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Dorval Patterson a engagé le parquet sur une dynamique marquée par une certaine stabilité. Dans un contexte judiciaire particulièrement difficile, plusieurs activités ont repris progressivement, donnant à cette institution un fonctionnement plus régulier.
Parmi les avancées enregistrées figure notamment la reprise des assises criminelles, avec ou sans assistance de jury, ainsi que le retour du siège correctionnel. Des initiatives qui, au-delà des annonces, traduisent une volonté de maintenir la machine judiciaire en mouvement malgré les contraintes auxquelles fait face le système de justice haïtien.
Pourtant, depuis plusieurs mois, Me Patterson fait l’objet de nombreuses attaques et d’accusations de divers ordres. Ces critiques, parfois particulièrement virulentes, interviennent alors que le parquet tente de préserver son fonctionnement dans un environnement où les institutions judiciaires restent sous forte pression.
Contacté sur ces différentes accusations, le commissaire du gouvernement a choisi de ne pas entrer dans la polémique. Me Patterson s’est contenté de rappeler un principe qui, selon lui, devrait guider toute action judiciaire : « La justice ne vit pas de scandale. » Une réponse sobre, mais qui traduit son refus de transformer le parquet en terrain de règlements de comptes médiatiques.
Derrière cette succession d’attaques, la question mérite toutefois d’être posée : s’agit-il simplement de critiques légitimes à l’égard d’un responsable public ou d’une démarche visant à fragiliser, voire à évincer, le commissaire du gouvernement ? En attendant des éléments probants permettant d’établir les responsabilités, une chose demeure : la justice ne peut être durablement paralysée par les querelles, les accusations sans preuves ou les campagnes de déstabilisation. Le fonctionnement régulier du parquet et la continuité de l’action judiciaire doivent rester au-dessus des intérêts particuliers.
Hyshney Saint-Julien
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