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Crise au CNE : face à l’inaction de l’État, le syndicat brandit la menace de mobilisation

La tension monte d’un cran! en conférence de presse, le Syndicat des Employés du CNE (SECNE) a exprimé son ras-le-bol face à ce qu’il qualifie de silence prolongé des autorités, malgré un décret officiel prévoyant la disparition de l’institution et la prise en charge de ses employés.

Adopté sous le gouvernement de Garry Conille, ce texte devait encadrer la transition : redéploiement du personnel dans l’administration publique, règlement des arriérés de salaire et versement d’indemnités. Mais sur le terrain, les promesses peinent à se concrétiser. « L’État continue d’avoir des obligations envers ces travailleurs », a insisté le président du SECNE, Wildrick Séjour, dénonçant une mise en œuvre au point mort.
Si certains employés ont reçu une partie de leurs arriérés, les indemnisations, elles, restent inexistantes. Une situation qui alimente frustrations et interrogations sur la gestion des fonds annoncés.

Au-delà des chiffres, les syndicalistes rappellent surtout le sort de dizaines de travailleurs, parfois avec plus de vingt ans de service, aujourd’hui plongés dans l’incertitude. « Ils ont servi l’État, aujourd’hui ils se sentent abandonnés », a résumé Pierre-Vil Cinéas.
Face à l’impasse, le syndicat hausse le ton et menace de passer à l’action. Des mouvements de protestation, incluant le blocage d’axes stratégiques, ne sont plus écartés.

Ce dossier, devenu emblématique, met en lumière une fracture plus large entre décisions officielles et leur application réelle. Sans réponse rapide, la crise du CNE pourrait rapidement dépasser le cadre institutionnel pour s’inscrire dans la rue.

Hyshney Saint-Julien
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